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Un petit bac dans un grand

vendredi 6 octobre 2006, par Michel DANTEC - Si vous aimez cet article cliquez sur


Il est parfois, pour ne pas dire souvent, difficile de dégager un peu de place au sein de son installation pour isoler un poisson. Seul Betta splendens peut vivre dans un volume restreint, sans filtration ni aération, ce qui n‘est pas le cas pour les autres espèces. La solution proposée dans ce qui suit n’est valable que pour l’isolement d’un poisson de taille appropriée au volume offert. A l’occasion, cela peut être pour isoler un mâle Betta picta afin qu’il récupère des forces après une ponte, ou recevoir ce même mâle pour qu’il puisse cracher ses petits en toute quiétude dans ce module. Il peut servir à isoler un poisson dominé, ou un magnifique mâle Betta splendens que l‘on souhaite préserver en attendant le prochain concours ! Ce système ne convient pas pour isoler un poisson malade du fait que les échanges entre le petit et le grand aquarium sont continus. C’est tout simplement le principe de la poupée gigogne... Cette technique n’a rien de nouveau, elle est simplement adaptée, du moins je le pense, à nos besoins. Je pense que c’est plus adapté qu’un isoloir vendu dans le commerce, bien que ce style de matériel (boite plastique avec couvercle ou simple cage en filet) soit utile.

Toutefois, soyons raisonnable. Le volume pris pour la réalisation de cet isoloir ne doit pas être au détriment du bac qui le reçoit. De plus, son aspect peu esthétique est à réserver aux bacs d’élevages.
Pour la réalisation, quatre plaques de verre sont nécessaires, trois rectangles (fond + grand côté + couvercle) et une carré (petit côté). Cela nous donne un ensemble rectangulaire. Les dimmensions sont données à titre d’exemple. Les deux autres parois sont fournies par l’aquarium choisi. Dans une des grandes plaques que vous choisissez comme grand côté, il vous faut pratiquer une encoche à l’extrémité haute de la plaque pour recevoir l’arrivée de l’exhausteur, et à l’autre bout, une encoche un peu plus grande, et légèrement plus basse, pour l’écoulement de l‘eau. Cette dernière sera obturée par un mince tampon de mousse bleu collé au silicone qui sert de barrière afin que le poisson isolé, et les poissons libres, ne puissent pas aller et venir, sans quoi cela ne sert à rien. Un morceau de tube est collé à l’endroit de l’arrivée, facilitant l’emboitement de l’exhausteur. Deux petites cales de verres sont collées sur les vitres du grand aquarium afin de servir de support au couvercle muni d’une prise pour faciliter sa préhension (une bille de verre !). Pour le collage de l’ensemble, en attendant la vulcanisation de la colle, il est sage de prévoir des cales de bois soutenant la vitre du fond et du scotch. Le principe de construction est identique à la fabrication d’un aquarium. La mise en eau pouvant se faire sous 48 h.

Il faut prendre soin de bien araser les arrêtes des plaques de verre afin d’éviter qu’un des pensionnaires du grand bac n’aille s’y frotter et de ce fait puisse s’y blesser. Par précaution, il est possible d’enduire les arrêtes saillantes d’un peu de colle silicone.

Ce système peut donc nous rendre de grands services. Ici, la qualité de l’eau reste identique, ainsi que la température. L’écoulement de l’eau assure un perpétuel changement limitant les problèmes de pollution. Une touffe de plante flottantes, un morceau de racine et un tesson de pot à fleur offrent un complément de confort.

Si cela vous dit, n’hésitez pas !

 

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[Michel DANTEC]

 
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