C.I.L - I.B.S.C.

 
180 articles,
11 breves
4 sites à ce jour
Admin 26|04|2017 Plan du site Agenda Liens Rédacteurs Contact Admin
Accueil >>  Formes naturelles >>  Ctenops, Sphaerichthys & Paros

Sphaerichthys osphromenoides

mardi 7 mars 2006 - Si vous aimez cet article cliquez sur


Sphaerichthys o. osphromenoides
La présence de Sphaerichtys osphromenoides est si rare chez un détaillant que l’on ne peut résister à la tentation de les acheter.

La règle de trois.
Contrairement à ce qui est dit, la maintenance de ce gourami n’est pas difficile, mais rigoureuse. Trois mots-clés pourraient servir de conclusion : acclimatation, hygiène et alimentation.

1) Acclimatation.

Actuellement les poissons vendus dans le commerce sont sauvages. Il est donc primordial de bien les acclimater afin d’éviter le pire. Souvent parasités, et sensibles aux chocs osmotiques, il est nécessaire d’effectuer des changements d’eau de faible quantité afin d’arriver à des valeurs telles que les suivantes :
GH : 2 ; pH : 6 ; T° : 27°C ; nitrites et nitrates non mesurables.

2) Hygiène.

Des changements d’eau de 30 à 40% du bac sont effectués chaque semaine. Si les poissons sont maintenus dans un milieu défavorable, ils ont les nageoires collées ou nagent sur place. Il faut alors réagir vite, seul un changement d’eau immédiat peut rétablir la situation.

3) Alimentation.

Lors de leur arrivée chez moi, les poissons ne mangeaient que des nauplies d’Artémia et des Cyclopes congelés. Ils acceptèrent ensuite les Artémias adultes, les larves de moustiques et les vers de vase congelés, mais sans grand appétit. Quelques vers Grindal sont distribués. Toutefois, ces poissons ne mangent pas de nourriture sèche.

La reproduction

À la taille de cinq centimètres, les gourami ont commencé à s’agiter et à parader. Je n’ai pas assisté à la ponte mais lors d’un nourrissage, j’ai vu qu’une femelle ne mangeait plus et qu’elle incubait (les œufs sont en effet "couvés" dans une poche située au niveau de la gorge... les Cichlidés ne sont pas les seuls à pratiquer l’incubation buccale !). Treize jours plus tard, je la mettais dans un pondoir flottant, et elle recrachait trois, puis neuf alevins. Une autre femelle incubait deux semaines plus tard et je récupérais vingt-cinq alevins que j’isolais. Ceux-ci mesuraient cinq millimètres et étaient de couleur chocolat avec une ou deux bandes blanches. Ils acceptèrent des micro-vers et des nauplies d’Artémia comme première nourriture.
Si la lecture des lignes précédentes laisse croire à une maintenance aisée, il n’en est rien. Sphaerichtys osphromenoides est très exigeant tant sur la qualité de l’eau que sur la nourriture.

Seule une surveillance quasi quotidienne laisse envisager une réussite de maintenance. Pour conclure, voici une brève description du milieu que je leur offre chez moi : bac de cent litres agrémenté de racines de tourbière et de sable noir. Filtration sur tourbe active et empilage de plaques de tourbes dans le bac afin de maintenir une acidité de l’eau. Beaucoup de plantes, de mousses fixées sur les racines, ainsi que des plantes flottantes. Les gouramis cohabitent avec des Betta imbellis et des Badis badis "Calcutta". J’espère vous tenir informé de leur maintenance et vous dire si la seconde génération se reproduira.

Merci à David Charmillon & Karine Pellissier pour l’élaboration de ce résumé.

 

DANS LA MEME RUBRIQUE

 
 
 
Les photos présentées ici restent la propriété de leurs auteurs ainsi que de la CIL/IBSC.
Elles ne peuvent être publiées sans un accord préalable
SPIP - hébergement fcmicro.net / connectOnet
© 09/2003 Gab-design.com sous licence GPL