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Généralités sur les Macropodes

samedi 3 novembre 2007, par Michel DANTEC - Si vous aimez cet article cliquez sur


Macropodus ocellatus

Présentation du genre

Le genre Macropodus a été créé par LACEPEDE en 1802 et comprend à ce jour cinq espèces : M. opercularis, M. ocellatus, M. spechti, M. erythropterus et M. hongkongensis.

Le nom attribué à ce genre vient du Grec makros qui veut dire grand, et de podus pour pied, en référence aux grandes pelviennes des poissons. Plusieurs synonymes ont été utilisés par le passé pour désigner les poissons comme Polyacanthus, Chaetodon et Labrus, noms réservés de nos jours à la désignation des poissons d’eau de mer. La spécificité de ces poissons est la présence d’un labyrinthe, organe respiratoire annexe qui leur permet d’absorber l’oxygène de l’air. De cette faculté est née un nom de famille générique qui n’a aucune valeur scientifique.

L’aire de distribution géographique des Macropodes s’étend de quelques points du Vietnam, en passant par Hong Kong, la Corée, pour remonter jusqu’en en Chine Méridionale jusqu’à la limite sud du fleuve Amour, où chaque espèce colonise une zone en fonction de sa température de prédilection.

Répartition géographique schématique :
Au Nord : M. ocellatus
Zone intermédiaire : M. erythropterus, M. opercularis et M. spechti
Au sud : M. hongkongensis

Une différence entre les espèces s’impose dès que l’on porte le regard sur les poissons. Elle concerne l’extension des rayons des nageoires impaires. Leur beauté est principalement due à l’extrême prolongement des rayons principaux de la nageoire caudale entre lesquels s’étirent des sub-divisions de rayons qui tendent tous les tissus lors de l’ouverture complète de la caudale. Seul M. ocellatus possède une caudale ronde, mais les rayons des nageoires dorsale et anale sont très étirés en arrière à tel point que l’extrémité des rayons de la dorsale dépasse très souvent la caudale chez les plus beaux mâles.

Les Macropodes sont très proche les uns des autres de part leur évolution phylogénique. Ce travail scientifique est basé sur l’étude de nombreuses données morphométriques.

Un aquarium sur mesure :

Un volume de 200 à 300 litres est un minimum pour assurer une maintenance correcte pour un groupe de six à huit poissons. Dans cet espace de verdure, aménagé de façon à préserver une zone dégagée pour la nage, ils sont à même de se montrer au mieux de leur forme et de leur couleur. Quelques grandes plantes offrent un arrière plan sécurisant. Une racine de tourbière apporte du relief à l’ensemble de la décoration. Pour la plantation du plan médian et du premier plan, libre choix est laissé à l’aquariophile qui n’a que l’embarras du choix en magasin spécialisé. L’utilisation de plantes de surface apporte un abri au poisson dominé, à moins qu’il ne soit squatté par un mâle dominant qui décide d’en faire son territoire de ponte. Il est préférable de choisir des plantes qui se plaisent dans un environnement tempéré. La plage thermique optimale est comprise entre 18 et 26 °C.

La cohabitation avec d’autres espèces est possible. Elle est déterminée en fonction des paramètres de maintenance dans le but de créer un bac de type régional cohérent. Il est préférable de ne pas faire cohabiter les diverses espèces de Macropodes entre elles.

La reproduction :

Maintenu dans de bonnes conditions, les poissons ne tardent pas à parader, bien que certaines espèces soient plus difficile à faire reproduire. Les mâles souhaitant se reproduire cherchent à délimiter un territoire de ponte. La reproduction en bac spécifique de 60 à 80 litres est recommandée. Les Macropodes sont des constructeurs de nid. Simplement adossé à la paroi de l’aquarium, ou ancré dans l’enchevêtrement des plantes, le nid est solide et destiné à recevoir les oeufs le temps de leur développement embryonnaire. Dans un premier temps, la femelle n’est pas acceptée dans l’environnement immédiat du nid. La construction du nid terminée, la parade débute. Le mâle qui repoussait jusqu’à présent la femelle va la chercher en se dandinant sur place, toutes nageoires déployées. Il l’attire sous le nid. Le mâle enroule son corps autour de celui de sa partenaire en lui pressant les flancs. Après quelques étreintes, les produits sexuels sont expulsés et les oeufs fécondés sont placés dans le nid. Il est prudent d’enlever la femelle après la ponte. Le mâle se contente de surveiller, de déplacer ou de recracher les oeufs dans le nid jusqu’à l’éclosion. Sa surveillance s’arrête dès que les alevins ont atteint le stade de la nage libre. Les premières nourritures, micro-vers et artémias sont disponibles en quantité pour faire face à plusieurs distributions journalières. Les alevins grandissent vite et le stade de la formation du labyrinthe est une période critique à passer vers l’âge de 3 semaines.

Un labyrinthe différent :

Si sa forme générale est proche, il est différent en fonction de l’espèce et n’est pas de même taille pour chacun. M. spechti possèderait le plus grand labyrinthe et M. ocellatus verrait le sien le plus petit. Cet organe annexe de respiration, est constitué de nombreux replis membraneux richement vascularisés paliant au déficit en oxygène des eaux où vivent les poissons. En se référant à la répartition des Macropodes, on s’aperçoit que les espèces situées le plus au sud, vivent dans des eaux plus chaudes, alors que M. ocellatus occupe une zone plus septentrionale. Ceci explique la taille plus importante du labyrinthe et la sollicitation plus fréquente de cet organe pour une prise d’air en surface dans un milieu plus chaud. La température a donc une répercution importante sur cette fonction annexe de respiration. Des relevés montrent que les mouvements respiratoires peuvent varier de 3 et 10 par minute à 8 °C, à plus de 130 à 30°C.

 

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[Michel DANTEC]

 
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