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Petit récit de voyage en Malaisie

Première publication : 2001, mise en ligne: vendredi 20 octobre 2006, par David CHARMILLON - Si vous aimez cet article cliquez sur


Après quelques années passées à lire et à traduire des articles traitant de voyages fabuleux à la recherche de poissons, je n’avais plus qu’une seule envie, sauter le pas, et prendre l’avion pour aller découvrir la Malaisie de mes propres yeux. Et à mon plus grand bonheur (et celui de Karine, ma femme), je l’ai fait !

En fait, notre voyage n’était pas un voyage de pêche, mais plutôt un voyage touristique afin de nous reposer, et changer d’air. Une préparation succincte de notre itinéraire nous laissait le champ libre à tout écarts une fois dans le pays. Bien sûr, ceux qui me connaissent un peu, voire beaucoup savent quelle importance j’apporte aux microbes et autres cochonneries de ce genre. C’est pourquoi, nous avons eu le "plaisir" de nous faire vacciner à plusieurs reprises, et que nous avons pris le soin de suivre le traitement prophylactique anti paludéen, et ce malgré une forte angoisse quant aux effets indésirables, n’est ce pas Karine ! Toutefois, si nous avions suivi toutes les recommandations de vaccinations, nous serions peut être tombés malade avant le départ à cause de multiples injections, et c’est pourquoi, nous avons décidé de faire l’impasse sur certains vaccins. Avant le départ, j’avais dans l’idée de ne pas manger de poissons crus, séchés ou mal cuit (CF l’article concernant les Zoonoses du Dr W.Spot), de ne pas marcher nus pieds, et par-dessus tout de ne pas mettre ne serait ce qu’un orteil dans l’eau douce afin d’éviter toute infestation parasitaire. Le parano total quoi !

lieu de capture des C.striata Après beaucoup d’heures d’avion, nous sommes arrivés à KL, capitale de la Malaisie. Lors de notre descente d’avion, nous n’avons pas trouvé que la température était vraiment excessive, normal, tout était climatisé. La première bouffée d’air prise à l’extérieur nous a tout de suite mise dans le bain, et dans les deux sens du terme ! Nous avions projeté de nous rendre sur la côte Est, car plus typique, et surtout moins touristique. Nous avons donc pris un avion pour Kuantan ou la chaleur moite et écrasante nous attendait. la première journée passée au lit afin de récupérer un peu de sommeil, nous avons visité la ville le second jour après avoir mangé un Nasi Lemak, qui est du riz cuit dans du lait de coco, accompagné de poissons séchés, d’œuf et de sauce pimentée. Le troisième jour, nous sommes partis en voiture avec Eddy, un guide locale afin de visiter les grottes de Charas, ainsi que les chutes d’eau de Panching (qui signifie pêcher en malais).Sur le chemin des Grottes, nous avons traversé des Kampung isolés (petits villages), et énormément de plantation de palmier à huile. Eddy nous a expliquer que l’huile de palme était une des principales ressources du pays (autre que le pétrole et le caoutchouc) et que le gouvernement favorisait la déforestation afin de pratiquer la culture intensive du palmier à huile. Intensif est le bon mot, car je vous assure que lorsque vous ne voyez que des palmiers à perte de vue vous vous demandez ou est la ci jolie jungle ! Dans ces forêts de palmiers, pas grand chose d’intéressant, hormis des ruisseaux boueux, quelques Iguanes, ainsi que de rares oiseaux (comparé à la grande diversité rencontrée dans la jungle). Il faut savoir que pour planter les palmiers, l’homme rase la jungle et retourne la terre. Une fois les palmiers plantés, du désherbant est vaporisé à leurs pieds afin d’éviter que la jungle reprenne ses droits. Du coup, il n’y a plus rien pour empêcher le ravinement provoqué par la pluie, d’où cette couleur de l’eau, et la quasi-absence d’êtres vivants sur terre ainsi que dans l’eau. Malgré tout, les grottes de Charas valaient le détour, et nous les avons visitées après avoir gravi quelques marches. Notre seconde visite nous a donc menés aux cascades de Panching ou j’avais hâte de me rendre, devinez pourquoi ?

Les cascades étaient magnifiques, l’eau y était claire et limpide. la rivière d’une largeur de 6 à 8 mètres qui en découlait serpentait entre les rochers. L’endroit m’a permis de pratiquer ma première séance de pêche. Je raclais les berges qui étaient dépourvus de végétation, hormis quelques plantes épiphytes éparses. Cette première pêche se solda par un échec, aucun poisson capturé.
Sur le chemin du retour vers Kuantan, je demandais à Eddy de s’arrêter vers un ruisseau, si possible situé hors des forêts de palmiers. Nous nous sommes arrêtés à la lisière e la jungle, et j’ai trempé une seconde fois mon épuisette. Je capturais deux grosses sangsues, puis un T.vittatus que je remettais à l’eau. L’eau était de couleur terreuse et sentait le mazout... Nous sommes retournés à Kuantan.

Chana striata Le jour suivant, nous avons décidé de nous rendre à Cherating, station touristique située au bord des plages. Pour ce faire nous avons pris le bus depuis la gare routière de Kuantan. A notre grande surprise, l’ossature du bus était faite de bois, et le chauffeur d’un age déjà bien avancé roulais "pieds au plancher", chaussé de tong ! Le voyage dura 1H30. Une fois à Cherating, nous avons loué une chambre avec climatisation. Nous avions décidé de rester durant plusieurs jours à cet endroit afin de vraiment nous reposer. La première nuit fut bruyante, et les moustiques affûtés... Le lendemain, premier contact avec la mer et visite de Cherating. Et surprise, au milieu du groupe de bungalows ou nous logions, un bassin de jardin couvert de lotus commençant à fleurir. Après un repas sommaire constitué de riz frit et de crevettes, nous décidons de nous aventurer dans la jungle, non loin du complexe de Cherating. Nous rentrons dans la forêt en contrebas de la route qui la longe, à côté d’un tas d’ordures. Dès notre entrée dans celle ci, le son des cigales est assourdissant, la végétation plus qu’abondante, et la moiteur au rendez-vous.Non loin de la route, nous trouvons une flaque d’eau, vestige d’un ruisseau en train de s’asséché. Je tente ma chance et déballe mon épuisette. Bingo ! Le premier coup d’épuisette me permet de capturer mon premier poisson, un poisson chat. Je réitère et capture un Trichogaster trichopterus, un couple de Betta imbellis sub-adultes et trois juvéniles, ainsi qu’une vingtaine de piqûres de moustiques, c’était une embuscade ! La lotion anti moustique tropique venait de prouver son efficacité...J’étais légèrement boursouflé du visage.

Nous sommes rentrés au bungalow afin de mettre les poissons en bocaux, et sommes allés manger dans un restaurant indien. Le lendemain matin, étant réveillé à 7H, je décide d’aller voir ce bassin de jardin de plus prêt. De la berge je pouvais voir un Tilapia blanc, ainsi que pleins de petits poissons qui nageaient sous les Nénuphars. Je décide de mettre un petit coup d’épuisette pour en avoir le cœur net. En fait les poissons étaient des Chanas striata, j’en ai capturé quatre que j’ai photographiés.

des imbellis L’après midi nous avons fait une excursion sur la rivière afin de visiter une partie de la mangrove et voir des serpents, des singes, ainsi que des lézards. Ces derniers sont spéciaux, ils mesurent plus d’un mètre de long et ils nagent. En fin de journée, nous discutons avec Kamal, un Malais amoureux de SA forêt. La nuit tombée, en rentrant dans la salle de bain, je tombe nez à nez avec des milles pattes de 20 Cm de long... Le lendemain, journée farniente sur la plage, puis repas durant l’orage. La pluie ayant cessée, nous retournons su le lieu de capture des B.imbellis. Le ruisseau était plus fourni en eau, et j’y ai capturé deux T.trichopterus et un B.imbellis. La soirée approchant nous retournons au chalet et apercevons un couple de singe et leur petit juste derrière celui ci. Au milieu de la nuit, Kamal vient nous chercher afin de nous emmener sur le lieu de ponte des tortues vertes, ou justement l’une d’elle était en train de pondre. Une fois de retour, et après avoir versé 30 RM à nos guides, nous avons rejoint Kamal et un de ses amis qui nous a parlé de son expérience de vie faite avec les Orang Asli (hommes originels) durant trois ans. Ceci nous faisait rêver de notre prochaine destination, Tasik Chini (laque de Chini) ou vivaient des Orang Asli. Le lendemain matin, nous avons pris notre dernier petit déjeuner avec Kamal qui nous a proposé un séjour de deux jours et une nuit dans la jungle pour 120 RM. Ce sera pour la prochaine fois, Chini nous attendait.

En attendant le bus qui nous conduirait à Chini via Kuantan, un automobiliste s’arrête et nous propose de nous emmener, nous voici embarqués dans la voiture d’Azman, jeune ingénieur chimiste avec qui nous partageons nos cultures respectives. Une fois a Kuantan, nous prenons un taxi pour Chini. Le chauffeur nous dit que Rajan Jones (l’homme chez qui nous voulions absolument nous rendre à Kampung Gumun, à Chini) était mort de la Malaria l’année précédente, et qu’il n’était donc pas nécessaire d’aller chez les Orang Asli. Après discussion, il accepte tout de même de passer dans le kampung Orang Asli avant de nous emmener de l’autre côté du lac, dans un hôtel pour touristes. Une fois dans Kampung Gumun, nous nous arrêtons devant la maison de feu Mr R.Jones, et un vieil homme en sort. Nous commençons à lui demander ou se trouve la femme de Rajan Jones, et celui ci nous répond qu’il est R.Jones. Sans dents mais bien vivant !

Lieu de capture des L.pulcher Ayant réservé une nuit dans l’hôtel pour touristes qui se trouvait de l’autre côté du lac, nous remplissons donc notre engagement et allons dormir et manger de l’autre côté du lac. Le soir venu, la lumière électrique attire toutes sortes d’insectes qui termine leur vie dans nos assiettes. Le lendemain matin, Rajan vient nous chercher afin de nous conduire à Kampung Gumun.Le lac Chini est magnifique malgré les forêts environnantes rasées pour planter des palmiers. Le Kanpung Orang Asli est paisible et nous rencontrons beaucoup d’enfants. La chaleur est plus marquée qu’a Cherating mais supportable. Notre chambre, ou plutôt cabane est d’un confort spartiate, et est équipée d’un ventilateur. Les sanitaires sont à l’extérieur. C’est le paradis.En fin d’après midi, nous traversons un pont flottant afin de nous rendre sur une petite île. Là, je pêche à nouveau et capture des T.vittatus, ainsi qu’une variété de perche. Nous rencontrons un groupe d’enfants, et nous sommes les curiosités. certains d’entre eux sont très maigres, d’autres ont des problèmes de peau mais ils ont tous le sourire bien qu’édentés. Je leur montre des photos de Poissons car j’avais mon livre Aqualog avec moi. Ils semblaient reconnaître des poissons.

Le lendemain nous nous promenons dans le village et allons près d’un ruisseau ou les Orang Asli se lavent font leur lessive et viennent chercher à boire. Le ruisseau ne fait que de un à un mètre cinquante de large, l’eau y est de couleur sombre et les berges sont densément plantées. Quelques coups d’épuisette me permettent de rapporter un Chana micropeltes, des Luciocephalus pulcher et des poissons demi-becs. Durant ce temps, deux petites filles sont perchées dans un arbre afin d’y ramasser un fruit. Nous prenons la route conduits par Rajan et escorté des deux petites filles Orang Asli. Après 1H30 de voiture et plus d’une heure de marche à travers la forêt, nous arrivons au pied d’une cascade se trouvant dans un lieu paradisiaque, merci Rajan !

Luciocéphalus pulcher Voyant les filles et Karine se baigner, je saute moi aussi dans l’eau. Une fois la baignade terminée et le repas dévorer, je décide d’aller en aval de la rivière accompagné de mon épuisette. En l’espace d’une heure et demie je capturais une variété de B.pugnax que je remettais à l’eau ne pensant pas en capturer de nouveau. Karine était malade, il fallait rentrer. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés au bord de la rivière ou je capturais un autre B.pugnax qui s’échappait au moment de la photo. Plus tard j’en capturais deux autres. L’eau était peuplée de nombreuse variété de grenouilles et il y avait beaucoup de nids et de têtards que je ramenais dans l’épuisette. Ce qui devait arriver arriva et Karine était vraiment malade. Pour ma part, j’avais touché un nid de grenouilles et mes mains avaient doublé de volume. Heureusement que Rajan avait ce qu’il fallait et après l’application de son gel magique, plus rien. De retour au Kampung, Karine va se coucher et je me retrouve seul à dévorer les poissons grillés que Me Jones a préparés.

Le lendemain, c’est le jour du départ pour Kuala Lumpur. Un petit coup d’épuisette dans ce qui sers de réserve à eau et 5 T.vittatus capturés. Nous prenons le bus de puis Chini pour Kuantan ou nous rencontrons un couple de Chinois avec qui nous partageons le taxi car tous les cars pour KL sont complets étant donné que l’anniversaire du roi approche.Nous restons avec William et Mindi et tentons de trouver un hôtel car bien sur tous affichent complet. Nos deux amis sont très friands de centres commerciaux (sans doute à cause de la climatisation) et nous passons plusieurs jours dans ces centres, entrecoupé de périodes de visite de marchés et autres curiosités locales, ainsi que la visite de la ville de KL et de ces fameuses tours jumelles.

Mais voici que se profile le jour du retour en France, juste le temps de goûter quelques friandises telles que des bonbons au poisson séché ou au calamar et il faut songer à faire nos valises la tête pleine de rêve.

 

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[David CHARMILLON]

 
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